Didier Gosuin dévoile le nom de la nouvelle agence de l’entreprise

La nouvelle agence bruxelloise de l’entreprise, qui réunit depuis le 1er janvier dernier Atrium, Impulse et Brussels Invest & Export (BIE), porte désormais un nom: hub.brussels. C’est ce qu’a annoncé jeudi le ministre bruxellois de l’Économie Didier Gosuin (DéFI), dévoilant également le logo de cette structure présentée comme un symbole de la rationalisation des outils publics. Un projet de fusion qui reste dans une certaine mesure en sursis en raison d’un recours en annulation devant la Cour constitutionnelle déposé en novembre dernier par le Groupe d’étude et de réforme de la fonction administrative (Gerfa).

“Les entrepreneurs de tout âge, de tous secteurs d’activités confondus pourront dorénavant se rendre à un seul endroit pour obtenir des conseils sur mesure. Tous les services dont une entreprise a besoin au cours de son cycle de vie sont désormais couverts au sein d’un même centre d’expertise, de la pré-création à la croissance en passant par l’internationalisation. Un seul interlocuteur, à un seul endroit, un accès à un panel plus large de services. L’agence offre désormais un « parcours » tout au long du cycle de vie de l’entreprise, du développement d’une idée à la croissance de l’entreprise, y compris sur les marchés internationaux”, ont notamment indiqué le ministre bruxellois de l’Economie Didier Gosuin (DéFI) et sa secrétaire d’Etat bruxelloise au Commerce extérieur Cécile Jodogne (DéFI), lors de la présentation du nom (hub.brussels) et du logo de la nouvelle agence bruxelloise de l’entreprise.

Au-delà du guichet unique, joignable par téléphone (1819) et par le web, la nouvelle agence est installée physiquement dans le bâtiment Uno, situé chaussée de Charleroi. L’organisme regroupe les activités exercées jusqu’ici par Impulse (aide aux entreprises), Atrium (soutien au commerce) et Brussels Invest and Export (investissement et commerce extérieur). Le parlement bruxellois a par ailleurs approuvé en décembre 2017 un budget total de 34 millions d’euros pour le fonctionnement et le financement des activités de soutien aux entrepreneurs. “Inscrite dans la Déclaration de Politique Régionale, la rationalisation des structures de soutien aux entreprises prend forme ! En effet, il était indispensable d’améliorer nos outils afin de stimuler l’activité économique bruxelloise. Aujourd’hui, un jalon important de cette réforme est posé. Les métiers de chacun ont été repensés dans l’unique but de simplifier la vie des entrepreneurs bruxellois ou désirant s’implanter en Région bruxelloise !“, s’est réjoui Didier Gosuin.

Un projet d’agence critiqué de l’intérieur et attaqué par le Gerfa

Reste que la mise en place de la nouvelle agence s’est faite dans la douleur, suscitant également de nombreuses critiques en interne, un certain nombre de membres du personnel n’étant pas du tout convaincu de la plus-value de la réforme. Coûteux , inutile, voire même contre-productif: c’est ainsi que la future agence a été qualifiée à plusieurs reprises par certains acteurs du secteur,  que ce soient des syndicats, des patrons ou des experts économiques. De son côté, le Groupe d’étude et de réforme de la fonction administrative (Gerfa) a déposé fin novembre un recours en annulation devant la Cour constitutionnelle. Celui-ci pourrait, selon ses auteurs, faire capoter le projet de fusion. “Ils fusionnent deux ASBL et un service public dans un nouveau machin qui prend la forme d’une société anonyme à finalité sociale. A l’heure actuelle, de nombreux détachés commerciaux de BEI refusent de démissionner pour resigner un nouveau contrat comme on essaie de les y obliger. Selon nous, il s’agira d’une nouvelle agence inutile destinée à accueillir de nombreux mandataires dans les années à venir”, explique Michel Legrand pour le Gerfa.

Du côté du cabinet de Didier Gosuin, on se dit serein et on rappelle que, lorsque l’ordonnance est passée au Conseil d’État, ce dernier n’a relevé aucun des points soulevés par le Gerfa. “Nous avons été notifiés très récemment d’un recours du Gerfa devant la Cour Constitutionnelle. On va donc lire très attentivement les documents reçus car, jusqu’à présent, nous n’avions eu que les infos publiées dans les médias. D’autant que le Gerfa ne mentionne jamais dans ses sorties médiatiques que la disparition des deux ASBL de droit privé permet d’une part d’organiser un cadre transparent de gestion, et d’autre part, de rapatrier dans les services publics des missions qui avaient été déléguées aux dites ASBL. Il s’agit donc bien avant tout d’une rationalisation et d’une reconnaissance des missions publiques. Par ailleurs, le gouvernement bruxellois a désigné ce matin un avocat pour représenter la Région dans ce dossier”, explique sa porte-parole.

J.T, photos : hub.brussels et Belga

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18 janvier 2018 - 17h12
Modifié le 18 janvier 2018 - 17h12